Robert Walser Jour 18

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Par Lore

Désordre.

Aujourd’hui on a pris l’acrylique, un pinceau, et spontanément, lancé des discussions sur les murs de la Robert Walser. D’abord on a envie d’exporter nos histoires. On parle de Yacin, « parti planter des graines à Neuchâtel ». Planter les graines, c’est ce qu’on est en train de faire à l’instant.Puis on a envie de revenir à la racine. « Taraxacum sur Bienne ! Taraxacum sur la ville ! » Un sort est lancé sur la ville. Quel sort ? Le sort du désordre (taraxis) ? Quel désordre demande au stylo Anne Cotten, notre amie écrivaine. « Désordre, yes or no ? ». Et à côté, un monsieur écrit à la peinture jaune « on lâche rien ». Un gilet jaune. C’est parti, chacun peut maintenant se mettre à écrire. Et les idées se mêlent. Les racines poussent, prennent du terrain mais surtout, créent le lien. Un lien entre les projets de la sculpture et entre le dedans et le dehors.

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Marcia s’arrête pour me prendre en photo. Je lui parle de dandelion, de nos questionnements sur notre rapport à la ville. Marcia est architecte et artiste, elle vient du Brésil et habite depuis quelques années à Bienne. Le rapport de l’humain à la ville ça lui parle. On en parle. On pense à une table ronde, au besoin de faire entrer la ville dans la Robert Walser et parler de ces questions fondamentales et fondatrices du travail de Thomas et de notre travail à tous.

Charles est venu avec l’envie innovante de publier quelque chose dans le journal de la sculpture. Voilà un autre moyen de sortir de notre ambassade et dialoguer avec d’autres acteurs. Nous réalisons que nous faisons partie ici d’un tout et la journée a été riche en nouvelles idées qui permettront sans aucun doute d’évoluer dans une direction positive, de donner de la profondeur à notre travail et un sens à notre présence ici. Lorsque je dis au revoir à Charles, nous nous mettons face à cette évidence : dandelion est en pleine redéfinition. Phase de désordre. Je suis impatiente, excitée et confiante !

Collectif Dandelion