Robert Walser J-47

“We love you Carl”

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Froid humide. trois lieux accueil enfants, mélil mélo, centre ville, école enfantine avec des banderoles de l’autre côté de la rivière, et des croisières sur les bateaux.

Nous sommes arrivés à 12:45 à Bienne, et avons découvert la structure pour la première fois. la place côté nord était déjà recouverte de palettes et les panneaux à l’avant de la structure exposaient le projet en allemand et en français. déjà pas mal de gens intrigués. en effet c’est assez interpellant. Comme c’était rima niche il n’y avait personne qui travaillait sur la zone. Une petite partie des explications nous était plus ou moins consacrés et énonçait brièvement la présence d’ambassadeurs, avec le matériel mis à leur disposition: imprimante, wifi, ramettes de papier, ciseaux, scotch, etc. Nous avons mangé à la pizzeria à côté du restaurant Brésil et avons rencontré Blérim, le serveur. Il est voisin de Hirschhorn dans le même bâtiment, au 5ème, et a parlé de la possibilité d’un appartement. Il nous a raconté comment Hirschhorn lui a demandé s’il pouvait venir dans son appartement pour prendre des photos de la structure depuis sa perspective.

Nous nous sommes ensuite baladé au bord du lac, en passant par les petits chemins. Nous avons découvert un lieu de vie culturelle, le skate park juste derrière la gare. Il y a des ateliers d’artistes une boîte de nuit, etc. Ensuite nous avons longé la rivière (Niddau?), accompagnés par une digestion difficile… *Cannellonni. nous avons vite remarqué le caractère très sympathique des gens.

Nous avons souffert un peu d’un sentiment d’inertie, et avons eu du mal à nous motiver, peut-être était-ce la crainte de passer 86 jours dans ce lieu. Nous nous sommes arrêtés sur une place en face du bâtiment Kocher, et nous nous sommes rendus à à la coupole, ancien lieu auto-géré, qui accueille des soirées. Ce n’est désormais plus du tout politisé.

Le soir, nous avons passé à la nuit à Berne, chez Antoine, Nata, Hagen and co. Le lendemain, 29 avril, nous nous sommes mis en route à 9h et avons rejoint Grace qui espionnait déjà Tommy sur la place devant la gare. Nous l’avons rencontré au café Brésil de 10h30 à 11h, c’était super sympathique. Très bon premier contact. Il nous a expliqué sur son plan quels seraient. Hyper généreux, très enveloppant. On a déjà senti son côté passionné. Il a dit bonjour à dix personnes différentes, durant nos présentations.

« Je suis content que vous soyez là. C’est très bien que vous parle français »

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C’était en effet l’une de nos craintes et il nous a très vite rassuré en nous disant que justement c’était très important d’avoir des francophones, parce que les germanophones sont en majorité et parfois même dominants.

Il nous a dit que en suisse toute l’administration était du type décourageante. Que tout est compliqué et lent. Qu’il était surpris de la difficulté qu’il avait à obtenir les autorisations, les fonds, etc.

Il nous a fait monter sur la structure et nous a présenté à toutes les personnes que nous rencontrions sur le site. Il y avait une bonne vingtaine de personnes sur le site, qui étaient tous très beaux et Biennois. Nous étions donc perchés en haut de sa structure et il nous a mené à Mamadou.
Mamadou Diop et Rose étaient les prochaines personnes qu’il rencontrait et nous l’avons accompagné. Ils seront responsables de toute l’alimentation, la cantine et le bar. Tommy nous a demandé de nous présenter pour que Mamadou sache un peu qui nous étions et lorsque que nous avons expliqué notre projet, il était particulièrement attentif et a peut-être davantage entendu et compris qui nous étions.

Nous sommes ensuite partis à la librairie, à la niddaugasse, et sommes revenus rencontrer Laurence l’administratice de cet évènement. Elle a pris notre numéro pour nous tenir au courant du loft de son amie, libre durant l’été.. nous avons aussi rencontré le photographe chillien, Enrike.

Romane le régisseur semble être Le Bras droit de construction de Thomas, Laurence l’adminstratrice, Enrike le photographe.

L’après midi, Thomas nous a donné une mission. Celle de créer des objets de mémoire autour de Carl seelig. Des trucs super kitsch, comme les mémorials d’attentats. Lui-même avait déjà fait quelques objets à son effigie, avec des pantoufles et des cadres avec des petits chiens, etc. On a bien ri, et les gens autour de nous aussi.

On a un peu aidé à ranger les déchets de bois et nous sommes rentré en contact avec des gens de l’équipe de montage: José et Théa, etc. Toute l’équipe de montage sont des potes, des non-professionnels mais pas que, des sans papiers, des jeunes. Il y avait quatre filles, ce qui était pas mal pour ce genre de boulot (déplacer des palettes, du travail à la masse, etc.)

Anecdote: josé vient dire à Thomas: j’ai un pote qui est venu et qui cherche du travail. Thomas a répondu qu’il allait voir ce qu’il allait pouvoir faire. (Il créé donc de l’emploi avec son projet et dynamise la ville.) tous les détails qui habituellement sont considérés comme pratiques, communs et technique, il les prend en compte et y accorde beaucoup d’importance.

les monteurs deviennent un peu ambassadeurs de ce projet, nous devenons donc les témoins de ce déroulement..

Nous avons assisté au débriefing quotidien, qui était très ouvert., le sentiment était que tout le monde pouvait s’exprimer. Pas un débriefing de parole libre, mais cadré et dirigé par Thomas.

Il nous a nouveau présenté. Dans sa personnalité il semble qu’il y ait un sentiment assez procédurier, ponctuel, mais en même temps c’est léger, tout le monde peut s’exprimer. Le cadre est serré et à l’intérieur du cadres c’est très libre. il parle des gens plutôt que des lieux.

Dans ses techniques de travail, il utilise la méthode du sandwich.quand tu fais un retour à quelqu’un tu commences par le positif et tu finis par le négatif.

Quand il nous a présenté Mamadou il nous a dit, je l’aime beaucoup pour sa lucidité. Il semble que il met en avant les qualités des gens, avant de continuer à demander plus.


Collectif Dandelion